Gleim étudia le droit à Halle où il se lia avec quelques jeunes poètes, Uz, Götz, etc., puis passa plusieurs années à Be...
Gleim étudia le droit à Halle où il se lia avec quelques jeunes poètes, Uz, Götz, etc., puis passa plusieurs années à Berlin, devint secrétaire du chapitre de la cathédrale de Halberstadt, et chanoine de Walbeck. Il réunissait dans sa maison une foule d’écrivains de talent ou d’avenir, comme Klopstock, Mendelssohn, Herder, Voß ou Seume, qui l’appelaient « le père Gleim ». Il rechercha, en outre, l’amitié ou du moins la connaissance, de tous les poètes germanophones. Gleim dut sa grande réputation de poète lyrique à la fois à son talent et à la bienveillance de son caractère. Il s’efforçait de tenir le milieu entre l’école saxonne et l’école suisse, entre les amis de Gottsched et de Bodmer. On l’a surnommé à la fois « l’Anacréon » et le « Tyrtée allemand. » C’est surtout ce dernier titre qui s’est maintenu. Ses nombreuses poésies lyriques comprennent des chants anacréontiques, des poésies à la manière de Pétrarque ; des imitations des Minnesingers, des chansons de table ; enfin des hymnes guerriers. Il est mort à Halberstadt le 18 février 1803