Embauché en 1928 comme journaliste à "Paris-Midi", il est, cette même année, cofondateur éphémère de la revue expériment...
Embauché en 1928 comme journaliste à "Paris-Midi", il est, cette même année, cofondateur éphémère de la revue expérimentale "Le Grand Jeu". Dandy et libertin, il continue son métier de journaliste jusqu'à la guerre et fréquente les milieux littéraires. Replié à Lyon après la défaite de 1940, il s'engage en 1942, après une cure de désintoxication, dans la Résistance aux côtés des gaullistes puis des communistes, et écrit ses premiers romans, comme "Drôle de jeu" (Prix Interallié, 1945) où s'associent désinvolture et Résistance. Après la guerre, il s'installe dans l'Ain à Meillonnas et s'inscrit quelques années au Parti communiste en 1952 (duquel il se désengage après l'insurrection de Budapest en 1956). Il écrit alors une série de romans engagés du cycle de "L'Homme nouveau" : "Les Mauvais Coups" en 1948 (l’histoire d’un couple qui se défait), "Bon pied bon œil" en 1950 (la découverte du militantisme), "Beau Masque" en 1954 (le thème de la fraternité syndicale et de la lutte contre l’aliénation), "325 000" francs en 1955 (l'impasse de l'ascension individuelle) ou encore "La Loi" (prix Goncourt 1957), sur les jeux de pouvoir et de vérité dans la région des Pouilles, en Italie. Il travaille également comme scénariste auprès de Roger Vadim ou de René Clément. En 1954, il épouse la comédienne, résistante et écrivaine Élisabeth Naldi (1916-1983) qui sera sa muse, celle qui veillera sur sa mémoire, celle qui le protégera. Son œuvre comprend neuf romans, des essais, des pièces de théâtre, des scénarios pour le cinéma, des journaux de voyages, des poèmes, un journal intime et de nombreux articles de journaux rédigés tout au long de sa vie. Toute sa vie, Roger Vailland aura rejeté les contraintes et aura cherché avec une désinvolture élégante, à connaître le bonheur. Il meurt à cinquante-sept ans d’un cancer du poumon.