Après de études secondaires au Collège Rodin, Maurice Dekobra, de son vrai nom Ernest-Maurice Tessier, passe son bac mai...
Après de études secondaires au Collège Rodin, Maurice Dekobra, de son vrai nom Ernest-Maurice Tessier, passe son bac mais quitte vite la faculté de Lettres et sa famille pour un séjour linguistique en Allemagne où il finit par s'inscrire lecteur à l'Université de Berlin. Maîtrisant l'allemand, il passe à l'anglais, part à Londres, et débute dans le journalisme et la traduction (Daniel Defoe, Jack London, Mark Twain...). De retour à Paris, il part deux ans au service militaire. Commence ensuite pour lui une carrière de grand reporter et, en 1908, il prend le pseudonyme de Dekobra. En 1912, il publie un 1er roman aux Éditions Aubert, "Les Mémoires de Rat-de-Cave ou Du cambriolage considéré comme un des beaux-arts", mais deux ans après, c'est la guerre, qu'il fait en tant qu'officier interprète en anglais de 3e classe de réserve de l'armée française. Entre l'armistice et 1920, Dekobra voyage en Europe puis part aux États-Unis pour couvrir l'élection présidentielle et interviewer de grandes personnalités. De retour en France, ses publications sont de plus en plus remarquées jusqu'au succès considérable du roman "Mon cœur au ralenti" (1924) aux Éditions Librairie Baudinière, adapté au cinéma en 1928. Il connut un succès international, en 1925, avec le plus célèbre de ses romans, "La Madone des sleepings", qui, avec des traductions en une trentaine de langues, se vend à des millions d'exemplaires et a été adapté deux fois au cinéma. Un autre de ses succès, "Macao, l'enfer du jeu", paru en 1938, sera lui aussi porté à l’écran à deux reprises. Dekobra émigre aux États-Unis en 1940 où il passe la Seconde Guerre mondiale après de longs voyages en Inde, à Ceylan et au Népal. De chaque voyage (Turquie, Pakistan, Chine, Japon...), il ramène des romans dits "cosmopolites". De retour en France, il se lance, avec une certaine réussite, dans l'écriture de romans policiers. Mais c'est sous un pseudonyme qu'il obtiendra le Prix du Quai des Orfèvres en 1951 pour "Opération Magali".