Après des études secondaires dans sa ville natale, François Mauriac prépare à la faculté une licence de lettres puis qui...
Après des études secondaires dans sa ville natale, François Mauriac prépare à la faculté une licence de lettres puis quitte Bordeaux en 1907 pour passer le concours de l’École des Chartes. Entré à l’École l’année suivante, il n'y fait qu’un bref séjour et démissionne en 1909 pour se consacrer uniquement à la littérature. Son premier recueil de vers "Les Mains jointes" (1909), salué par Barrès, est suivi d’un autre recueil, "Adieu à l’adolescence" (1911), et de deux romans : "L’Enfant chargé de chaînes" (1913), "La Robe prétexte" (1914). Envoyé à Salonique en 1914, François Mauriac, réformé pour raison de santé, ne participe guère aux combats. Les années d’après guerre sont celles de la gloire littéraire. Donnant la pleine mesure de son talent romanesque, il publie coup sur coup plusieurs de ses œuvres majeures, "Le Baiser au lépreux" (1922), "Le Fleuve de feu" (1923), "Génitrix" (1923), "Le Désert de l’amour" (1925), "Thérèse Desqueyroux" (1927), "Le Nœud de vipères" (1932), "Le Mystère Frontenac" (1933). Lauréat du grand prix du roman de l’Académie française en 1926, président de la Société des Gens de lettres en 1932, François Mauriac est élu à l’Académie française le 1er juin 1933. Il a été fait Grand-croix de la Légion d’honneur par le général de Gaulle. Pendant la Seconde Guerre mondiale sous l’Occupation, il appartient à la résistance intellectuelle, condamnant le régime de Vichy. Il participe au 1er numéro des Lettres françaises clandestines en 1942 et publie, en 1943, clandestinement, sous le pseudonyme de Forez, "Le Cahier noir". En 1952, l'année où paraît son roman "Galigaï", il reçoit le Prix Nobel de littérature. À 60 ans, le Mauriac d’après-guerre se fait surtout écrivain politique. De 1952 à sa mort, il est chroniqueur au Figaro, auquel il collabore depuis 1934, puis à L’Express où il doit livrer chaque semaine, d’une plume souvent polémique, sa critique des hommes et des événements.