Christine Arnothy, de son vrai nom, Irène Kovach de Szendrö, est une femme de lettres et journaliste française. Née d'un...
Christine Arnothy, de son vrai nom, Irène Kovach de Szendrö, est une femme de lettres et journaliste française. Née d'un père austro-hongrois, propriétaire terrien et professeur de latin et d'une mère germano-polonaise, elle est dès son enfance confrontée à trois langues : l'allemand, le français et le hongrois. Après son départ clandestin de Hongrie en compagnie de ses parents, Christine Arnothy se réfugie en Belgique. Elle vient s'installer en France en passant la frontière à pied avec ses parents. Les seuls biens qu'elle emmène avec elle sont cousus dans son manteau. Il s'agit des feuilles sur lesquelles elle a écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest. En 1954, elle gagne avec son journal de guerre le "Grand Prix Vérité" parrainé par "Le Parisien libéré" et rencontre le directeur général du quotidien, Claude Bellanger (1909-1978). Le récit est publié à Paris en 1955 sous le titre "J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir" et, en quelques mois, connaît un succès retentissant dans le monde entier. Un second texte autobiographique, "Il n’est pas si facile de vivre" (Fayard), paraîtra en 1957. Tout en poursuivant une carrière internationale, elle épouse en 1964 Claude Bellanger. Ils sont les parents de Pierre Bellanger (1958), le fondateur de la radio Skyrock.
Auteur de nombreux romans, Christine Arnothy a également écrit pour le théâtre, la radio et la télévision. De 1966 à 2004, elle est journaliste littéraire au Parisien. De 1982 à 1994, pour le journal La Suisse, Christine Arnothy écrit des billets hebdomadaires. Elle était proche du président François Mitterrand, qui fut l'un des compagnons de Claude Bellanger dans la Résistance. Christine Arnothy publie également, durant les années 1980, trois romans noirs sous le nom de plume de William Dickinson.