Martin Gray, né Mietek Grayewski, est un écrivain franco-américain d'origine juive polonaise. Il a 17 ans lorsque les na...
Martin Gray, né Mietek Grayewski, est un écrivain franco-américain d'origine juive polonaise. Il a 17 ans lorsque les nazis envahissent la Pologne en septembre 1939. Il est transféré dans le ghetto de Varsovie. Il trouve le moyen d'en sortir en soudoyant des soldats nazis et devient ainsi un contrebandier faisant des allers-retours pour ramener de la nourriture dans le ghetto grâce aux tramways. Lors d'une rafle, son père est attrapé pour être déporté. Grâce à ses connaissances, il lui sauve la vie en l'aidant à s'échapper. Plus tard, sa mère, ses deux frères et lui-même sont déportés à Treblinka, où sa mère et ses frères sont exterminés immédiatement. Compte tenu de sa santé physique il n'est pas tué et travaille dans divers kommandos, dont les sonderkommandos, qui sont chargés d'extraire les corps des chambres à gaz. Il s'échappe de ce secteur pour retravailler dans les secteurs de réception des déportés. Occupé ensuite dans un kommando qui charge le linge dans les wagons, il s'enfuit de Treblinka en se camouflant dans l'un de ceux-ci. À son retour à Varsovie, il retrouve son père, qui sera abattu devant ses yeux, quelques jours après lors de l'insurrection du ghetto. Enfin il rejoint l'Armée rouge où il finit la guerre et marche sur Berlin le 30 avril 1945. Il est lieutenant du NKVD. Après la guerre, il décide de rejoindre sa grand-mère maternelle à New York en 1947. Il s'y enrichit en vendant à des antiquaires américains des porcelaines et des lustres non antiques, qu'il fait fabriquer en Europe. Citoyen américain en 1952, il rencontre le mannequin Dina Cult et l'épouse en 1959. Ils s'installent à Tanneron dans le Sud-Est de la France. Mais en octobre 1970, lors de l'incendie du Tanneron, il perd sa femme et ses quatre enfants. Remarié deux fois, il aura cinq autres enfants. Dans son œuvre la mieux connue, "Au nom de tous les miens" (1971), il décrit une partie de sa vie. Mais ce livre a été sujet à controverse concernant la véracité de certains faits et la liberté qu'aurait pris Max Gallo en ajoutant une part de fiction dans le témoignage.