Gilles Perrault, de son vrai nom Jacques Peyroles fait des études à l'Institut d'études politiques de Paris, devient avo...
Gilles Perrault, de son vrai nom Jacques Peyroles fait des études à l'Institut d'études politiques de Paris, devient avocat pendant cinq ans. Après le succès de son essai "Les Parachutistes" (1961), inspiré par son service militaire en Algérie, il devient journaliste et fait des reportages sur l'Inde de Nehru, les Jeux Olympiques à Tokyo et les problèmes des noirs aux États-Unis. Ensuite il fait des recherches sur des aspects peu connus de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1956 et 1961, il fait paraître, sous le pseudonyme de Gil Perrault, une douzaine de romans d'aventures, mâtinés d'espionnage pour la collection populaire "La Chouette". En 1964, il publie un ouvrage autrement sérieux avec "Le Secret du jour J" qui obtient un prix du Comité d'action de la Résistance. Après cette période, il délaisse le genre policier populaire et se consacre à des romans d'inspiration politique tels que "L'Orchestre rouge" (1967), "La longue traque" (1975). Il signe également l'adaptation de son roman éponyme pour le film "L'Orchestre rouge" (1989) réalisé par J. Rouffio. En 1969, Perrault publie un roman d'espionnage original, "Le Dossier 51". Avec Michel Deville, il signe le scénario de l'adaptation cinématographique de ce texte. Le film sort en 1978. En 1977, il adhère au Parti communiste après avoir été au Parti socialiste. "Le Pull-over rouge" (1978), une enquête sur l'affaire Christian Ranucci, fut l'objet d'une adaptation au cinéma par Michel Drach en 1979. En 2008, il est condamné pour diffamation envers les policiers dans le cadre de ses écrits sur l'affaire Ranucci. Son roman "Le Garçon aux yeux gris" (2001) est adapté par André Téchiné pour le film "Les Égarés" (2003). Ses mémoires sont publiés en 3 volumes entre 1995 et 2004. Il est l’un des membres fondateurs avec le chanteur Renaud du Collectif Ça suffat comme ci, qui lance en 1989 l'appel de la Bastille. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il a également participé à la fondation de Ras l'front.