René Fallet quitte assez tôt le chemin de l'école, mais obtient pourtant son certificat d'études en 1940, et commence à ...
René Fallet quitte assez tôt le chemin de l'école, mais obtient pourtant son certificat d'études en 1940, et commence à travailler à Paris dès l'âge de 15 ans. Il alterne ces « petits boulots » qui marqueront parfois l'inspiration de l'écrivain. En 1944, alors qu'il a moins de 17 ans, la guerre trouve René Fallet, ou c'est plutôt lui qui la trouve en s'engageant volontairement. Le père de René Fallet, est incarcéré pendant la guerre pour avoir chanté L'Internationale dans les rues de Villeneuve. René écrit lui-même au maréchal Pétain pour obtenir sa libération. Il l'obtient et c'est un pas décisif dans sa prise de conscience du pouvoir des mots. Alors qu'il est démobilisé en 1945, Blaise Cendrars repère ses premiers poèmes et le fait entrer à Libération. Dès 1946, il publie son premier recueil de poésies, "Le Périscope", tiré à seulement 50 exemplaires. Mais dès l'année suivante, « la vie en rose accourt sur lui » pour reprendre ses propres mots, puisque son premier roman "Banlieue Sud-Est" est l'événement de la rentrée littéraire. Les années qui suivent, il les consacre à l'écriture, à la critique, et aussi aux voyages. Il entre au Canard enchaîné en 1952, visite Londres cette même année, et voyage au Liban en 1953, année de sa rencontre avec Georges Brassens. Ces premières années sont déjà celles du succès, puisque l'écrivain a reçu le Prix du roman populiste pour ses trois premiers romans ("Banlieue Sud-Est"," La Fleur et la souris", "Pigalle") en 1950. On le décrit souvent comme un écrivain assez lent, il assure son « autosuffisance » jusqu'en 1964, date de la publication de "Paris au mois d'août", roman qui lui rapporte le prix Interallié et l'ancre définitivement dans le paysage littéraire français. Il consacre le reste de sa vie à la littérature bien sûr, mais aussi à la pêche, à la pétanque et au cyclisme. Il recevra au cours de sa carrière de nombreux prix, littéraires ou non, on citera entre autres le prix de l'humour en 1970 pour "Au beau rivage".