Roland Lecavelé, dit Roland Dorgelès étudie l'architecture à l'École des beaux-arts. Après ses études, il se lance dans ...
Roland Lecavelé, dit Roland Dorgelès étudie l'architecture à l'École des beaux-arts. Après ses études, il se lance dans le journalisme en collaborant avec plusieurs journaux ("Messidor", "Paris-journal"). Ses premiers ouvrages sont des pièces de théâtre ("La corde au cou"). A cette époque il choisi, en débutant dans les lettres, son nom d'écrivain en souvenir de séjours thermaux de sa mère à Argelès.
Lors de la première guerre, il est engagé volontaire en août 1914, bien qu'ayant été deux fois réformé. Nommé caporal, il reçoit la croix de guerre. Au front, il garde le moral vaille que vaille en prenant des notes desquelles naîtra le chef d'œuvre "Les croix de bois" (prix Fémina 1919), ouvrage qui le rendit célèbre et qui parut en 1922. Il avait rejoint en 1915 l'aviation et était devenu instructeur et c'est au 9 rue de Dijon à Longvic que le livre "Les croix de bois" fut écrit. En 1923, il épouse Hania Routchine, fille d'émigrés russes et artiste lyrique. Après un séjour en Indochine, il écrit "Sur la route mandarine" (1925). En 1929, il succède à Georges Courteline à l'Académie Goncourt. Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, sa vie sera faites de nombreux voyages et très prolifique au niveau littéraire. En 1939, il devient correspondant de guerre pour "Gringoire". En novembre 1942, il s'installe à Montsaunès, ou il est rapidement rejoint par le peintre Raoul Dufy. Il passe les derniers mois précédant la libération à Aspet. Il racontera les évènements de la seconde guerre mondiale dans deux livres : "Vacances forcées" (1945) et "Carte d'identité" (1945). En 1954, il est élu président de l'Académie Goncourt, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort en 1973. En 1960, après le décès de sa première épouse, il se marie avec Madeleine Moisson (1909-1996).