Roger Peyrefitte entre à l'âge de neuf ans au collège lazariste de Saint-Benoît-d'Ardouane, à Riols dans l'Hérault. Il p...
Roger Peyrefitte entre à l'âge de neuf ans au collège lazariste de Saint-Benoît-d'Ardouane, à Riols dans l'Hérault. Il poursuit ses études à la Faculté des Lettres de Toulouse, avant d'entrer à l’École libre des sciences politiques, dont il sort major en 1930. Il est secrétaire d'ambassade à Athènes de 1933 à 1938. Revenu à Paris, il donne sa démission en octobre 1940 pour raisons personnelles. Réintégré en mai 1943, il est nommé à Paris. En février 1945, il sera contraint de se retirer de la carrière diplomatique. Après cette courte carrière, Peyrefitte se consacra entièrement à l'écriture et fut pendant la seconde moitié du XXe siècle l'un des écrivains français les plus brillants et les plus controversés. "Les Amitiés particulières", son premier roman paru en 1943 chez Jean Vigneau, apporta d'emblée la notoriété à Peyrefitte en obtenant le prix Renaudot pour l'année 1944 (du fait de la guerre, le prix ne sera décerné qu'en 1945). Vingt ans après sa publication, l'œuvre a été portée à l'écran dans un film (1964) de Jean Delannoy, qui reçut un accueil triomphal à la Biennale de Venise en 1965. C'est au cours du tournage en l'abbaye de Royaumont que Peyrefitte tombe amoureux d'Alain-Philippe Malagnac (1951-2000), âgé alors de douze ans et demi. Leur liaison passionnée dura plusieurs années et fut le sujet, entre autres, des récits "Notre amour" (1967) et "L'Enfant de cœur" (1978). En 1955, "Les Clés de Saint Pierre", où Peyrefitte brocardait le pape Pie XII, fit scandale. Il est également l'auteur d'une trilogie sur la vie d'Alexandre III de Macédoine: "La jeunesse d'Alexandre" (1977), "Les conquêtes d'Alexandre" (1979) et "Alexandre le Grand" (1981), qui est, à n'en pas douter, l'œuvre de sa vie.
Grâce à son érudition, sa vaste culture classique, son style concis, au vocabulaire très riche, son ironie mordante, son abondante production, il devint un écrivain français de premier plan, dans la lignée de Voltaire, auquel son style doit tant. C'est un cousin éloigné du ministre de l'Information gaulliste et académicien Alain Peyrefitte.