Né sous le nom de Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, mais tout le monde le connaît sous le diminutif de Michel-...
Né sous le nom de Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni, mais tout le monde le connaît sous le diminutif de Michel-Ange. Originaire de Caprese, non loin de Florence, ce « divin » artiste est le fils d’un magistrat et d’une jeune femme, décédée durant sa prime enfance. Malgré les réticences de son père, il entre en apprentissage dans l’atelier du peintre Domenico Ghirlandaio. Reconnu très jeune comme exceptionnellement talentueux, il entre au service de Laurent de Médicis, dit Le Magnifique, durant lequel l’artiste se forme à la philosophie néoplatonicienne et assiste aux dissections publiques confiées à Léonard de Vinci par l’hôpital de Florence. Après la mort de son premier mécène, il s’installe à Rome. Il est tout naturellement destiné à travailler pour la papauté. Son premier grand chef-d’œuvre est une pietà sculptée pour la basilique Saint-Pierre. En 1503, le Pape Jules II lui confie l’exécution de son futur tombeau. C’est également lui qui commande à l’artiste le plafond peint de la chapelle Sixtine, chapelle personnelle du pape. Malgré la monumentalité de la tâche (1 000 mètres carrés), il y travaille seul de 1508 à 1512, et œuvre pour la ville de Florence dans les années suivantes. En Homme de la Renaissance, Michel-Ange est un admirateur de l’Antiquité. Il s’inspire de l’exemple grec et romain mais en y insufflant une monumentalité nouvelle. En 1534, Paul III est élu pape et nomme Michel-Ange peintre, sculpteur et architecte du Vatican. Entre 1536 et 1541, l’artiste réalise Le Jugement dernier, commandé par son prédécesseur, une immense fresque pour la chapelle Sixtine. Les dernières années de sa carrière sont consacrées à des travaux d’architecture. Le tempérament de Michel-Ange a été décrit comme impétueux, volontiers irrévérencieux. Il était critique vis-à-vis du monde pontifical, fait de privilèges, pétri d’hypocrisies et de dogmes.