L'actrice française Marie Dubois (née Claudine Lucie) a suivi les cours de la Rue Blanche avant de monter sur les planch...
L'actrice française Marie Dubois (née Claudine Lucie) a suivi les cours de la Rue Blanche avant de monter sur les planches de théâtre et de jouer pour le petit écran. Au cinéma, elle fait sa 1ère apparition dans Le Signe du lion d’Eric Rohmer. Elle est repérée par François Truffaut qui la fait tourner en 1960 dans Tirez sur le pianiste. L’actrice collabore dès lors avec les cinéastes de La Nouvelle Vague. En 1961, elle est à l’affiche d’Une femme est une femme de Jean-Luc Godard et en 1964, elle joue devant la caméra de Roger Vadim dans La Ronde. Elle est par ailleurs sollicitée pour des films plus populaires : Le Monocle noir (George Lautner), La Chasse à l’homme (Edouard Molinaro) et Week-end à Zuydcoote (Henri Verneuil) . A nouveau sous la direction de Truffaut dans Jules et Jim en 1962, la jolie et gracieuse blonde au regard bleu perçant ne va cesser de côtoyer, durant 20 ans, les figures marquantes de son temps comme Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, Louis Malle, René Clair… Parmi ses rôles les plus célèbres figurent celui de La Grande Vadrouille (1966) de Gérard Oury aux côtés de Bourvil et Louis de Funès, du Voleur (1967) de Louis Malle avec son casting de luxe, mais aussi de Mon oncle d’Amérique (1980) d’Alain Resnais et Rien ne va plus (1996) de Claude Chabrol. A partir des années 1970, l’actrice se fait plus rare. Mais sa performance de vengeresse criminelle dans le polar La Menace signée Alain Corneau lui permet de remporter le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1978. Durant les années 1980 et 1990, on retiendra Garçon ! (1983) de Claude Sautet, Descente aux enfers (1986) de Francis Girod (film pour lequel elle est nommée au César) puis Les Caprices d’un fleuve (1996) réalisé par Bernard Giraudeau. A partir de la fin des années 90, elle luttera contre la maladie de la sclérose en plaque, maladie qu'elle a depuis ses 23 ans.